Plus tard, dimanche après-midi, la conférence donnée par Etienne Mallet, « Oberkampf, un homme de convictions », a rassemblé plus de 40 personnes.
Christophe Baillat, il y a quelques années, nous avait présenté dans le détail le parcours d’Oberkampf et sa formidable réussite industrielle. Là, Etienne Mallet, descendant lui-même d’Oberkampf, s’est davantage concentré sur l’homme :
– un visionnaire : se représente-t-on bien que la France était presque complètement agricole, que la notion même d’entreprise (de « compagnie ») émergeait à peine ?
– un homme, non pas opportuniste au sens actuel, mais qui a su tirer parti des occasions et des circonstances (il a traversé 7 régimes politiques), guidé par sa volonté farouche de développer et protéger l’outil de travail
– un homme qui ne parlait pas du protestantisme (réminiscence des persécutions antérieures ?), mais qui le pratiquait dans son comportement, dans sa conduite des affaires.
La manufacture est passée, mais il reste le modèle d’un homme qui considérait son œuvre comme industrielle certes, mais aussi sociale, et même artistique.
Merci à ceux qui ont rendu possible ce bon moment d’histoire et de réflexion.
