Un culte « différent » à Viroflay

Le 19 janvier dernier au temple de Viroflay, dès le début du culte, les membres de l’assemblée sont invités à constituer 2 groupes d’une quinzaine de personnes. Chaque groupe entoure une table sur laquelle sont disposées 10 feuilles A3 appelées « fiches d’identité » avec une photo et un nom.

Quelle est la nationalité de ces personnes, quel est leur métier, quelle est leur profession, leur situation ?

Le temps est minuté, alors chacun s’empresse de trouver le carton-réponse adéquat.

Très vite certains sont perplexes, alors que d’autres sont convaincus d’avoir trouvé le « bon » résultat !

Mais, surprise ! Georges n’est pas SDF : il est responsable au plan national d’actions auprès des plus démunis ; cet homme jeune au nom suédois n’est pas un pasteur mais un terroriste et cette femme voilée est présidente de la république de Singapour !

Les participants prennent conscience d’avoir été influencés par l’apparence physique ou par la sonorité d’un nom ; ils se sont laissés entraîner par leurs émotions et leurs préjugés.

Les préjugés : voilà le thème proposé par notre pasteure pour un culte didactique et interactif.

L’animation de ce culte interpelle et s’appuie sur un matériel pédagogique -au départ à destination de jeunes de 12 à 18 ans- mis à disposition par l’EPUdF (service de la catéchèse), comprenant des kamishibai (petits théâtres japonais), des posters…

Ces outils font partie d’une exposition intitulée « Deviens un héros » et qui annonce : « Le monde peut changer grâce à toi ! »


Qu’est-ce qu’un pré-jugé ? comment s’appuie-t-il sur des stéréotypes créés par notre cerveau pour classer les informations reçues ?

Comment les préjugés sont-ils source de discrimination en se fondant sur des opinions plutôt que sur des faits ?

Ces préjugés nous empêchent d’aller vers l’autre différent et suscitent souvent de la souffrance (mais plus rarement ils peuvent aussi apporter une aide).

Les textes bibliques véhiculent aussi des préjugés :   

Jésus ne dit-il pas à la syro-phénicienne (Mc 7, 24) : « Je suis venu pour les enfants d’Israël »

Et Nathanaël dit à Philippe, à propos de Jésus : « De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? » (Jean 1, 43 et suivants)

Quelle meilleure réponse que celle de Philippe :  elle nous est personnellement adressée pour combattre nos idées reçues, nos a priori, nos préjugés : « Viens, et vois ! »

 

Danielle Jeanne

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